L'EUTHANASIE DES ANIMAUX DE LABORATOIRE

Médecine et Sciences des Animaux de laboratoire
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Attention: ces pages sont destinées à un public averti, à des fins pédagogiques (c'est pouquoi des produits déconseillés sont encore décrits), et peuvent profondément choquer des personnes qui n'ont pas de connaissances médicales et n'ont pas été confrontées à la mort animale.

référence : JAVMA 2001 218/5 "2000 report of the AVMA Panel on Euthanasia" (http://www.avma.org/resources/euthanasia.pdf) (ces lignes directrices ont été révisées par ACLAM en 2005: http://www.aclam.org/PDF/pub_rodent_euth.pdf).
http://www.ccac.ca; principaux protocoles (université de l'Iowa: http://research.uiowa.edu/animal/?get=euthanasia)
diapos du cours (formation pour les chercheurs)

1. Les raisons de l'euthanasie

Les décisions d'euthanasie devraient être en nombre aussi réduit que possible, tout d'abord en essayant d'équilibrer la production et/ou commande des animaux, ensuite en programmant les expériences avec rigueur, comme prescrit par le décret 87-848 du 19/10/87:"elles revêtent un caractère de nécessité". Il faut rappeler que l'euthanasie des animaux en fin d'expérience doit être justifiée par l'expérimentateur (il est tout à fait possible d'adopter un animal de laboratoire en bonne santé à l'issue d'une expérience qui ne nécessite pas d'euthanasie). En revanche, il faut tenir compte de la règle "ne pas infliger 2 expériences douloureuses à un même animal". Pour des raisons de traçabilité des animaux de laboratoire, le devenir de l'animal doit être clairement consigné (registre obligatoire d'entrée/sortie d'animalerie).

Les raisons de l'euthanasie peuvent néanmoins être très diverses:

- nécessité du protocole expérimental (réalisation d'une autopsie, prélèvements de tissus et organes vitaux ou lésions chirurgicales non guérissables..). Il faut rappeler que dans le cas d'une chirurgie, l'euthanasie doit être procédée durant l'anesthésie si le réveil n'est pas nécessaire ou que la douleur occasionnée ne sera pas contrôlable. Il est de plus en plus courant que le recours à l'animal se limite à le commander auprès d'un fournisseur déclaré et à procéder à une euthanasie pour prélever des organes, tissus ou cellules pour des études in vitro (certains fournisseurs proposent eux-mêmes des tissus, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux en augmentant le nombre de tissus utilisés à partir d'un même animal).
- animal accidenté ou présentant des lésions/symptômes incurables en cours de protocole: les end-points (=limites expérimentales) sont les critères cliniques, physiologiques et comportementaux que l'expérimentateur doit définir au cours de son protocole, conduisant à une euthanasie pour éviter de conserver plus longtemps un animal dont le devenir est compromis et qui pourrait subir une souffrance élevée.
- animal ayant subi une infection expérimentale par un agent pathogène de l'homme ou de l'animal, ou par un micro-organisme génétiquement modifié (études bactériologiques, virologiques, parasitologiques), et animal modifié génétiquement (souris transgéniques de classe II): dans ces 2 cas des précautions spéciales peuvent être nécessaire pour limiter le risque biologique pendant et après l'euthanasie et pour l'élimination des cadavres.
- animal non-utilisé: surplus d'élevage, stocks de laboratoire dont l'utilisation n'est plus possible pour différentes raisons (poids, sexe, âge)
- animal très âgé (troubles gériatriques, difficultés de cohabitation avec des congénères plus jeunes..) ou présentant un trouble comportemental (animal très dominant agressif pour ses congénères..)
- animal spontanément malade: quoique ce cas devienne de plus en plus rare dans les conditions sanitaires actuelles, l'euthanasie peut être nécessaire pour éviter la transmission épidémique (ex: rongeurs contaminés dans une animalerie SPF).

2. Les règles de l'euthanasie.

Lorsque l'euthanasie est une nécessité expérimentale, le choix de la méthode la plus adaptée peut varier selon 2 principaux facteurs:
- les contraintes expérimentales (type de prélèvement, lésions provoquées par la méthode d'euthanasie, présence ou non d'un produit d'euthanasie..)
- les contraintes liées à l'espèce, à l'âge et au nombre d'individus
Cependant tous les cas doivent obéir aux mêmes règles, citées ci-dessous:

Pour l'animal, l'euthanasie doit être non anxiogène, indolore et doit produire une perte de conscience instantanée et une mort très rapide. Une première précaution à prendre consiste donc à éviter la peur chez l'animal. Le manipulateur doit rester conscient qu'il a affaire à un être vivant, doué de sensibilité, d'intelligence et d'instinct.
Jamais un animal ne doit être sacrifié dans l'animalerie même, par égard pour les autres animaux qui ne doivent ni être influencés psychologiquement, ni subir un environnement pollué. Chaque animal doit être traité individuellement autant que possible.
Pour l'exécutant, la méthode doit être sans danger, et ne pas provoquer un choc émotionnel - sans danger: l'animal peut mordre ou griffer, le produit utilisé peut être toxique soit en prise unique, soit en exposition chronique.
- sans choc émotionnel: la détresse et l'angoisse ressenties par des personnes témoins d'une euthanasie ou de la mort dans ses formes diverses sont des réponses émotionnelles; elles sont souvent influencées par la mémoire d'une expérience vécue.
en effet, la parenté de l'homme avec les animaux fait que l'on transpose de l'homme à l'animal la même réaction désagréable ressentie à la mort d'un être humain. Cette détresse apparaît malgré le fait que l'observateur lui-même ne ressent aucune douleur physique; on peut néanmoins essayer de la minimiser en perfectionnant les techniques d'euthanasie.
Bien qu'il ne s'agisse pas d'un critère adéquat, l'observateur peut associer le fait qu'un animal bouge encore avec un état de conscience, et l'absence de mouvement avec une perte de conscience: Les techniques permettant l'euthanasie d'un animal avec un minimum de mouvements, d'effusion de sang et de bruit sont donc émotionnellement les plus acceptables pour la plupart d'entre nous.
Pour l'expérience, le moyen choisi ne doit pas avoir pour conséquence des modifications histologiques ou biologiques incompatibles avec les données attendues de l'essai.

3. Le choix de la méthode d'euthanasie

Les critères déterminants pour le choix de la méthode d'euthanasie sont:

- capacité de produire la mort sans souffrance et avec le minimum de stress pour l'animal
- temps nécessaire pour l'induction d'un état d'inconscience - temps nécessaire pour l'apparition de la mort
- fiabilité de la méthode et irréversibilité: l'expérimentateur doit s'assurer de la mort de l'animal (individuellement si euthanasie d'un groupe d'animaux): absence de tout reflexe (le relachement des sphincters est possible mais pas systématique), arrêt respiratoire et cardiaque (constatation par auscultation), rigidité cadavérique. Une alternative est de doubler la procédure d'euthanasie (exsanguination ou dislocation cervicale sur animaux euthanasiés par surdosage anesthésique ou inhalation de C02).
- sécurité du personnel
- effet émotionnel sur l'opérateur
- compatibilité avec les impératifs de l'expérience, et en particulier avec les nécessités d'évaluation histopathologique; il existe plusieurs publications qui détaillent les altérations tissulaires liée à la méthode d'euthanasie
(pour revue: http://www.aclam.org/PDF/pub_rodent_euth.pdf).
- faisabilité économique
- disponibilité des produits et risque d'abus

Lorsqu'il n'y a pas de contre-indication liée aux besoins expérimentaux (absence de produits chimiques dans les tissus..), la méthode de choix est le surdosage anesthésique (de préférence par injection de barbituriques). Il existe des produits d'euthanasie vétérinaire qui sont des solutions concentrées de barbituriques, mais leur usage est reservé à des personnes compétentes (injection IV en respectant une surveillance cardio-respiratoire pour que la perte de conscience précède l'arrêt respiratoire).

On peut distinguer des méthodes physiques et des méthodes chimiques

Les méthodes physiques

Appliquées correctement par un personnel bien entraîné, elles sont généralement parmi les méthodes les moins stressantes, provoquent très rapidement l'inconscience chez l'animal, mais elles provoquent une réaction émotionnelle importante de la personne qui les réalisent. Au contraire, elles risquent d'induire des souffrances importantes chez l'animal en cas de réalisation mal effectuée. Elles reposent sur le sectionnement de la moëlle épinière ou sur une destruction plus ou moins grande du système nerveux central. Les techniques à utiliser varient légèrement suivant l'espèce en question et il est bon de se rapporter à une littérature détaillée pour chaque espèce

Méthodes physiques d'euthanasie : liste des méthodes (y compris des méthodes obsolètes) acceptabilité en 2006
l'assommement Il est suivi ou non d'exsanguination.
L'application d'un fort coup sur la tête entraîne une inconscience ou même la mort, en fonction de l'animal en question et de l'importance du coup. Cette technique n'est pratiquement utilisable que chez les sujets dont la boîte crânienne est assez fine (chatons, cobayes, lapins, oiseaux...) et ne présentant pas de problèmes de contention.
Le pistolet à projectile libre est très dangereux et ne devrait pas être utilisé. Le pistole à tige peut être employé à condition de connaître l'emplacement exact où il doit être appliqué et de veiller à ce que l'animal ne puisse pas bouger.
Le coeur peut encore continuer à battre tout un temps. Vu l'irritation mécanique des centres nerveux, des crampes intenses mais brèves peuvent parfois survenir. Cette méthode, vu l'envergure du pistolet, n'est appliquée qu'aux moyens et grands animaux.

pistolet d'abattage: espèces fermières

rongeurs : assommemment par une personne qualifiée toléré pour rongeurs <250g, oiseaux <250g et vertébrés à sang froid
autres espèces: NON

dislocation cervicale La technique doit être maitrisée (rupture brutale du canal medullaire, puis destruction du cerveau). A été très fréquemment utilisée jusque dans les années 90. Après dislocation cervicale, les coeur continue à battre pendant un certain temps et d'importantes contractions musculaires peuvent parfois être observées. NON
toléré pour poissons <250g, rongeurs <500g, lapins <1kg, oiseaux <3kg
décapitation Utilisée pour les petits animaux, la décapitation doit être réalisée en une fois en s'assurant que l'animal ne puisse pas bouger. Des appareils spéciaux sont vendus, la technique est valable mais offre un spectacle peu agréable, entraînant d'énormes pertes de sang.
Le système nerveux central des reptiles semble être beaucoup plus tolérant à l'anoxie, ce serait une raison pour ne pas utiliser cette technique chez eux sans anesthésie préalable.
rongeurs : décapitation par une personne qualifiée et matériel adapté, si nécessité expérimentale
toléré pour vertébrés à sang froid et foetus
l'électrocution Pour l'application de cette méthode, un matériel adéquat doit être utilisé. Le courant doit nécessairement passer d'abord par le cerveau pour anesthésier l'animal (faible voltage) et éventuellement par après, par le coeur pour le tuer (voltage beaucoup plus élevé).
L'électrocution est, entre autres, utilisée sur le chien, le mouton et le porc; elle se pratique généralement en 2 étapes (la première étape consiste en une électronarcose qui rend l'animal inconscient).
NON (sauf techniques complexes pour les animaux de ferme, en abattoir)
congélation Le froid est utilisé pour les animaux à sang froid (poïkilotherme) de manière à diminuer leur métabolisme (quelques heures à 4°C) soit pour pouvoir les manipuler, soit avant de les congeler. Pour les animaux de petites tailles (foetus, souris,...), une congélation immédiate peut être obtenue en les plongeant tête première dans de l'air ou de l'azote liquides. Vu la taille de l'animal et la température, la mort est quasi instantanée. NON
autorisé pour amphibiens et poissons <250g
chaleur L'eau bouillante est parfois utilisée pour tuer les crustacés. Si une dissection doit encore être réalisée, le problème est de les tuer sans les faire cuire. Certains crustacés ont cependant un système nerveux fort développé et cette technique alors est probablement fort douloureuse.
Cette méthode récente est envisageable pour tuer les animaux qui avant étaient plongés dans l'eau chaude (vers de terre, crustacés,...). De même, elle pourrait servir à l'euthanasie d'autres animaux en appliquant un faisceau puissant localisé sur le cerveau, y entraînant une augmentation rapide de la température et l'obtention d'un état d'inconscience sans la sensation de brûlure sur la peau et les muqueuses. Cette technique demande de toute façon à encore être testée et nécessite un matériel spécial.
NON (sauf invertébrés)
micro-ondes récemment, des appareils ont été conçus pour l'euthanasie immédiate des rongeurs avec l'envoi d'un faisceau dirigé à la base du cerveau (permettant de conserver l'intégrité du cerveau). Ces appareils sont utilisés en neurosciences.
Toute autre méthode est proscrite car entrainant des lésions et douleurs avant la perte de conscience.
NON (sauf appareil dédié rongeurs)

Les méthodes chimiques

L'agent responsable de la mort des sujets peut être inhalés. Toutefois seuls des produits qui provoquent une perte de conscience rapide doivent être utilisés pour éviter l'anxiété causé par un produit détectable (odeur..) ou provoquant un trouble respiratoire (apnée reflexe). Cette voie d'administration se prète parfaitement à l'euthanasie d'un grand nombre de sujets, surtout ceux de petite taille (petits mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens,...). La méthode est toutefois déconseillée pour les espèces qui sont capables d'apnée de longue durée (lapins, oiseaux et mammifères aquatiques..), et en particulier déconseillée chez tous les nouveaux-nés.
Un certain appareillage est cependant indispensable. Un produit ainsi administré peut être facilement s'échapper et ainsi polluer l'environnement ou arriver au contact de l'opérateur, l'exposant ainsi à un éventuel danger. Il faut donc s'assurer d'une bonne ventilation dans le local pour diminuer les risques encourus par l'utilisateur. Les gaz provenant de bonbonnes sont, en général très secs, ce qui peut entraîner une irritation chez les animaux; une humidification de l'air ambiant est souvent souhaitable. Le lapin semble spécialement subir un stress dû aux vapeurs et aux gaz utilisés.

Toute une série de produits peuvent être administrés directement aux animaux et ce par différentes voies. Les voies orale et rectale sont peu conseillées parce que très lentes et à résorption variable. L'injection intraveineuse est la voie d'administration donnant l'effet le plus rapide, elle est également la seule pouvant être utilisée pour les produits irritants. Les injections intracardiaque et intrathoracique peuvent être douloureuses et doivent être réalisées sur un animal préalablement anesthésié. Pour faciliter ces injections, une tranquilisation ou anesthésie préalable peut être réalisée.

Méthodes chimiques d'euthanasie : liste des méthodes (y compris des méthodes obsolètes) acceptabilité
produits inhalés surdosage d'anesthésie volatile (halothane, isoflurane..) Cette méthode est certainement une des plus éthiques, surtout lorsqu'elle termine une procédure chirurgicale. Elle est néanmoins peu pratiquée (produits couteux et limitation de l'exposition du personnel); en pratique il est possible d'induire un surdosage d'anesthésie volatile (entrée en phase 4) et de poursuivre par une injection de barbituriques. OUI
monoxyde de carbone Le CO se combine avec l'hémoglobine et entraîne très rapidement une anoxie fatale (concentration> 1 %). Il est préférable d'utiliser du CO pur obtenu en bonbonne, les impuretés pouvant irriter l'animal. Le monoxyde de carbone est cependant très dangereux pour l'utilisateur lui-même. NON
dioxyde de carbone (CO2)

Le CO2 administré en assez forte concentration (> 40%) possède un pouvoir anesthésiant, ce qui, dans de bonnes conditions, provoque l'inconscience (en moins de 1mn) suivie de la mort de l'animal (en 4mn chez les rongeurs). Le CO2 est bon marché, disponible en bonbonnes, et peu dangereux pour l'utilisateur si ce n'est à forte concentration (il est plus lourd que l'air, non-irritant, inodore).
Cette technique est recommandée à condition de veiller à ce que l'asphyxie n'ait lieu que lorsque l'animal est déjà inconscient. l'animal doit rester exposé un minimum de 5mn et l'expérimentateur doit s'assurer de la mort de TOUS les individus.
Ce mode d'euthanasie est surtout utilisé pour les animaux de petit format et ceci en raison du volume d'air plus faible auquel ils ont accès. Différent appareillages plus ou moins automatiques existent; l'euthanasie de plusieurs animaux à la fois ne peut se faire qu'avec des appareillages adaptés (système s'adaptant à la cage..).
Le foetus et les animaux nouveau-nés peuvent, en raison notamment de l'hémoglobine foetale qu'ils possèdent, résister très longtemps (jusqu'à 30 minutes).

Récemment, des travaux ont montré que la procédure d'euthanasie doit être extrêmement précise (concentration faible à l'induction puis rapidemment croissante..) pour éviter une réaction d'anxiété liée à une irritation des muqueuses nasales: seuls des appareils automatiques avec manomètre permettent de contrôler que la concentration provoque une anesthésie en moins de 20 secondes. Le dernier rapport de consensus sur l'utilisation du CO2 (Newcastle, 2006) est assez critique sur l'emploi du CO2 (http://www.nc3rs.org.uk/news.asp?id=292)

OUI, seulement avec un système adapté.
(seulement avec un système qui mesure la concentration; la carboglace est déconseillée car on ne peut quantifier la [])

OUI pour tout animal <1kg et de plus de 10jours (sauf reptiles et animaux aquatiques-plongeants : déconseillé car apnées longues possibles). NON pour les foetus et animaux <10j

acide cyanhydrique Il provoque une mort très rapide, parfois avec de brèves mais violentes convulsions. Il s'agit d'une très bonne méthode mais extrêmement dangereuse pour l'opérateur. NON
gaz inertes Ces gaz diminuent en fait la concentration en oxygène et entraînent l'asphyxie du sujet (comme la noyade). Cette technique n'est certainement pas valable sans anesthésie préalable du sujet.
Seul l'argon fait exception, car la perte de conscience intervient bien avant le trouble respiratoire: l'argon peut être utilisé seul, ou mieux en association avec le CO2).
NON (sauf argon dans les appareils dédiés pour rongeurs, en appoint du CO2).
éther L'éther est un produit légèrement inflammable et même explosif à forte concentration. Des accidents peuvent ainsi survenir soit au moment de son utilisation, soit même par après, dû à sa concentration dans les cadavres. L'éther, comme le chloroforme, attaque les plastiques et peut même partiellement les dissoudre. L'ether est irritant et donc anxiogène. NON
chloroforme Cet anesthésique puissant présente une hépatotoxicité importante et est peut-être même cancérigène. Des traces de chloroforme dans la ventilation se sont même avérées suffisantes pour avoir un effet néfaste sur les capacités reproductrices des petits rongeurs. Une forte concentration est irritante et peut occasionner une sensation d'asphyxie, phénomène surtout visible chez le chien et le lapin--> anxiogène NON
produits injectés (les euthanasies à base de surdosage anesthésique par barbituriques ou par utilisation euthanasiants vétérinaires sont à préférer à chaque fois que les contraintes expérimentales le permettent). barbituriques L'utilisation des barbituriques est certainement la méthode de choix, même chez les reptiles, provoquant une perte de conscience rapide et une analgésie profonde avant l'arrêt respiratoire et cardiaque.
Le pentobarbital sodique ou nembutal est certainement le plus fréquemment utilisé (doses : 60 mglkg en injection intraveineuse rapide ou intracardiaque, ou 100 mglkg en IP ou intrathoracique).
Il faut s'assurer de la mort de l'animal (surtout dans le cas du chat).
OUI
curarisants --> anxiogène (immobilisation et asphyxie par blocage musculaire) et douloureux NON
strychnine, hydrate de chloral, chlorure de potassium, sulfate de magnesium.. --> anxiogène (toxiques et douloureux par effet musculaire ou cardiaque) NON
mélanges à usage vétérinaire= barbituriques concentrés et analgésiques locaux (T61, DolethalND..) Le T61 est un mélange de plusieurs barbituriques provoquant une perte de conscience quasi immédiate, suivi rapidemment d'un arrêt cardiaque et resiratoire. Ce produit, très irritant qui doit être administré lentement par voie intraveineuse ou intracardiaque. Il peut parfois provoquer des soubresauts désagréables et des tressaillements post- mortem qui peuvent persister un certain temps.
OUI
tricaine methane sulfonate ( TMS , MS 222 ) le TMS est un anesthésique utilisé pour les amphibiens et poissons, qui est utilisé pour l'euthanasie par surdosage (bain 1g/l pendant 10mn). OUI: poissons

Haut Page - 2/15/09 - dossier web réalisé par Mme le Dr Delphine Grézel , enseignant-chercheur en Immunologie-Microbiologie. Ces pages ne reflètent pas les opinions et n'engagent pas la responsabilité de l'ENVL. Les illustrations sont extraites des livres et sources déclarées par l'ENVL pour les droits de reproduction à usage pédagogique, ou tirées des polycopiés des cours de l'ENVL, ou tirées de sites internet (source: cliquer sur l'image).